Théâtre et cinéma

L’amour de Phèdre de Sarah Kane

- vendredi 6 mai 2011 à 19h – 5€
- organisé par Grenier/Neuf à l’appartement/galerie Interface

Mise en espace // Leyla-Claire Rabih
Avec : Yves Prunier, Josée Drevon, Ingrid Reveniault, Virgil Mergnat
Lecture créée au Théâtre d’Auxerre, dans le cadre des vendredits en octobre 2010

« Tu es difficile, caractériel, cynique, amer, gras, décadent, gâté. Tu restes au lit toute la journée et planté devant la télé toute la nuit, te traînes dans cette maison avec fracas les yeux bouffis de sommeil et sans pensée pour personne. Tu souffres. Je t’adore. »
Hippolyte est un Prince dépressif et décadent, malgré l’amour que lui portent sa belle-mère et sa demi-sœur. Devant leur impuissance à le sauver, il est décidé à fuir l’hypocrisie du monde. En transposant le mythe de Phèdre à l’époque contemporaine, Sarah Kane parvient à porter sur notre société, au travers de la voix des textes antiques, un regard sans concession teinté d’humour amer.

Auteur, metteur en scène et comédienne, Sarah Kane (1971-1999) s’est donnée la mort, après avoir livré au patrimoine théâtral cinq pièces (Anéantis, L’Amour de Phèdre, Manque, Purifiés et 4.48 Psychose) considérés comme des apports majeurs au théâtre contemporain. On retrouve dans les pièces de Sarah Kane – et l’Amour de Phèdre n’y échappe pas – une théâtralité explosive, une poésie des ruines avec un fort impact émotif, un humour noir, de la perversion voire du sadisme. La chair est à vif, sans protection ; la violence, la souffrance sont nues ; finalement, la mort est inéluctable.

Soigne ta droite de Jean-Luc Godard
précédé du concert de Death in the Death Valley

lundi 9 mai 2011 à 20h – tarifs Eldo habituels
Organisé par le cinéma Eldorado en partenariat avec ONE+ONE

Soigne ta droite
de Jean-Luc Godard
Long-métrage suisse, français, durée : 01h21, année de production : 1987

“Une alliance de la poésie et du burlesque comme seul Godard sait les faire. Les différents personnages de ce film sont « l’idiot », « l’homme », « l’individu », un pilote d’avion et sa femme et un groupe de rock en pleine répétition.”

Death in Death Valley
Pour le projet Death in Death Valley, Olivier Dumont empoigne sa guitare ou propose des sonorités concrètes issues d’instruments qu’il a lui même conçus, lui permettant de jouer avec les matières physiques et sonores  : métal, bois, verre, pierre… Nicolas Thirion capte les sons, les transforme en direct sur son ordinateur et projette la musique sur différents amplis guitare et basse.
Death in Death Valley se ballade aux frontières de la free impro, de la musique électroacoustique ou de la noise, mais n’oublie jamais ses racines rock n’ roll !
Olivier Dumont joue de la basse et de la guitare, soit « naturelles » soit préparées. Il construit également ses propres instruments électroacoustiques. On peut l’entendre notamment au sein des groupes Ghotul ou Point Zero. Nicolas Thirion joue de la guitare et de l’ordinateur. Il joue notamment avec Projet Vertigo et organise des concerts de musiques co