Performances

« CUNT » Soirée performances

Hôtel de Vögué (Dijon) samedi 18 avril 19h30

« Gris Gris » Anna BYSKOV (Paris)/ Hsia-Fei CHANG (Paris)

Concert-performance « Cunt » : ERWTENSOEP (Patrice Ferrasse et Sabien Witteman) & Bertrand Kelle

« Gris Gris » Anna Byskov / Hsia Fei Chang

« A travers chant, humour et fragilité, nous voulons évoquer nos souhaits les plus chers. A travers des prières inventées, du chant, des rituels élaborés, et des gris-gris customisées pas nos soins… Nous voulons libérer le génie, la sorcière, la fée ou le troll qui sommeille en nous. La potion concocter par notre singularité et nos pratiques va-t-elle nous transporter dans un univers rocambolesque ou va-t-elle nous dévoiler une autre sorte de magie ? Le pouvoir de Hsia-Fei et Anna deviennent elles maléfiques, merveilleuses, sensationnelles ou simplement ordinaires ? »

 

Anna Byskov (photo : Edouard Barra)

Anna Byskov née en 1984 à Quito (Equateur) vit et travaille à Paris, a des origines et un parcours difficiles à réduire en trois mots. Partagées entre les cultures et langues danoise, anglaise, suisse, c’est quelqu’un qui cherche souvent ses mots… Anna Byskov développe un univers d’auto-dérision où des situations dérapent. Dans ses vidéos, l’artiste se met en scène à travers des personnages archétypaux, comme autant d’aspects d’une même personnalités. Des dialogues de soliloque tragi-comiques ou des actions vaines sont répétés créant ainsi un climat d’acharnement. Des situations sont vidées de leur sens ouvrant néanmoins un fort espace poétique. C’est Byskov qui incarne elle-même ses personnages. Elle s’impose ces performances dans le but de subir la complexe relation auteur / réalisateur / acteur rejoignant ici l’idée de « s’auto-buter » comme elle le dit si bien elle-même. Dans une frontière de fiction entre les personnages maladroits qu’elle incarne et la fureur réelle de ses performances se dessine une atmosphère de tension

(photographie : Mathilde Rachet)

Hsia-Fei Chang décline des propositions artistiques dans un registre à la fois populaire et tragico-ludique. Dans son travail, un grand nombre de modes d’expression sont conviés : littérature de gare, installation in situ, film amateur, sculpture monumentale…Pour ses célèbres « karaokés-performance » elle convoque tour à tour le répertoire de Mike Brand ou de Sheila, en passant par celui de Nico, du Velvet Underground. Hsia Fei Chang fait partie de ces artistes qui explorent et questionnent les rapports humains et la place de la femme dans notre société. Elle a exposé à La Maison Rouge (2012), au Casino Luxembourg, au Centre d’Art Contemporain de Meymac (2011), au FRAC Languedoc Roussillon, au musée du Quai Branly (2010), à la Biennale de Vancouver (2009), au Brooklyn Museum de New York (2007) et au Palais de Tokyo (2006).
En 2013, elle a présenté son travail à la Fondation Ricard (Paris) et dans le cadre d’Experienz au Wiels (Bruxelles, 2013).

Née en 1973 à Taipei (Taiwan), Hsia Fei Chang vit et travaille à Paris. Elle est représentée par la Galerie Laurent Godin (Paris).

« Cunt » ERWTENSOEP & Bertrand Kelle ERWTENSOEP 

Bertrand Kelle (photo : Edouard Barra)

ERWTENSOEP est avant tout une histoire de rencontres et d’intérêts partagés. Sabien Witteman et Patrice Ferrasse sont un couple de plasticiens. Depuis peu, ils se réapproprient à leur manière décalée et délicate les chansons marquantes des décennies Pop précédentes et les revisitent sans nostalgie. Ils réinterprètent avec leurs instruments (guitare électrique, accordéon…) des classiques qui ont marqué durablement l’histoire de la musique populaire du XXème siècle et dont l’influence se perpétue dans l’univers de la POP et du ROCK AND ROLL actuel. Ils mêlent à cette démarche d’investigation leurs propres compositions décalées, délicates et sombres parfois enrichie par la présence de musiciens additionnels. Le plasticien Manuel Salvat expérimente actuellement ses paysages sonores électroniques avec eux. Patrice Ferrasse

Dès les années 90, Bertrand Kelle utilise invariablement la peinture, la photographie ou la vidéo développant un univers plastique teinté de Pop… et de rock. Ses auto-filmages, autoportraits bouffons et régressifs ouvrent la voie aux performances… Trash, violentes et très physiques (citant pèle mêle l’actionnisme viennois ou Iggy Pop), les premières performances se jouent toujours en compagnie de musiciens de rock complices.

Concert-performance « Cunt » : ERWTENSOEP (Patrice Ferrasse et Sabien Witteman) & Bertrand Kelle

Cabaret l’Escale (Migennes) Mardi 21 avril 20h

« Soirée Destroy » Musée des beaux-arts de Dole mercredi 22 avril 18h30

« Anima 7 » Olivier DUMONT « I destroy » Romain MORETTO 

ANIMA 7 (Takehisa Kosugi, 1964) 20 minutes environ Olivier Dumont (guitare)  

Olivier Dumont est né en 1970. Comme tous les grands musiciens il a commencé la guitare au lycée. A l’instar de bien d’autres mauvaises habitudes cette pratique ne l’a jamais vraiment quitté. En interprétant ANIMA 7 de Takehisa Kosugi il tente une nouvelle version du geste désormais culte et on ne plus académique de l’histoire du rock : la destruction sur scène de son instrument.

Allein Luddite est le projet solo d’Olivier Dumont, s’activant également au sein de formations comme Ghotul, Death in Death Valley… La musique d’Allein Luddite balaie un large spectre, de la musique concrète aux sonorités électroniques, en passant par le drone et le blues rachitique.

« I Destroy » Romain Moretto

« J’entends le ressac de la mer, je vois l’horizon, je ne vois pas la terre mais je sens qu’elle gronde. je vois un mât fixé dans le ciel. C’est comme un mouvement perpétuel, je sens que je tangue, je manque d’air, mais pourtant je sens l’air à la surface de l’eau, de ma peau, des nuages, à la surface de mon être. Je sens l’air, je sens la mer, je sens la terre. Mais ceci est insaisissable, je ne sais comment saisir l’air. comment ai-je fait pour apprendre à saisir l’air ? pour apprendre à dompter la terre ? pour apprendre à regarder le ciel ? pour apprendre à ne pas sombrer dans la mer. 

Je manque d’air, je manque de mer, je manque de ciel, je manque de soleil, je manque de terre. je ne sens plus la chaleur humaine, je ne sens plus la chaleur humaine. J’entends le ressac de la mer, j’entends sa mélodie, elle ne finira donc jamais cette houle perpétuelle. Est-ce un naufrage ? Est-ce une accalmie ? Je n’entends plus que la mélodie. Je n’entends plus que la mélodie. »   

« i destroy » – action sans fin(s) se présente comme une relecture du Radeau de La Méduse, une proposition de voire l’œuvre comme une expérience sensorielle de par sa puissance évocatrice et sa capacité à l’immersion. Cette captation du spectateur dans l’œuvre de Géricault est en partie due à sa taille monumentale : en effet les personnages de l’arrière-plan sont à taille humaine, tandis que ceux du premier plan sont deux fois plus grand qu’un homme. Ici, c’est la mélodie, simple boucle de 21 secondes, qui va suggérer l’immensité de la mer, et son mouvement sans cesse recommencé. Le corps quant à lui entamera une lutte, une révolte à la fois contre lui-même — l’homme devenant son propre ennemi — et contre le ciel et la terre. Ma proposition, que suggère également le motif « i destroy » ( je détruis ) s’imprimant dans la mélodie, est de voir ces personnages comme des héros tragiques — portant la faute et punis pour cela — et en lutte contre des forces qui les dépassent.

GAUTHIER LEROY « Van Rietog et Peanut Head » Café&galerie Alchimia (Dijon) jeudi 23 avril 19h

“L’artiste avait ouvert son exposition par une sorte de performance qui contenait en elle tous les processus de son travail. Il commence par tracer une ligne au diamant sur le goulot d’une ca-nette (qu’il vient probablement de boire), il fait chauffer ce goulot et ensuite le plonge dans un seau d’eau froide, le goulot se détache sèchement et il peut le passer à un guitariste qui va l’utiliser comme un bottleneck (c’est aussi la traduction littérale), Gauthier Leroy prend, à son tour un harmonica et entame un morceau de blues “roots”, l’exposition peut commencer…. » Yves Brochard 

« VOL OFF » Frédéric Morel et Hugo Schüwer-Boss

Toshiba House (Besançon vendredi 24 avril 18h

Une guitare électrique qui joue de la musique répétitive devant un tableau abstrait de grand format, un concert pour une peinture, un gimmick optique, un papier peint sonore…