Performances

JULIEN COLOMBET « Sombre et froid », lecture-performance samedi 05 avril 2014 à 18h

Galerie Interface 12 Rue Chancelier de l’Hospital 21000 Dijon

Comédien dijonnais, compagnon de route du festival ONE+ONE depuis l’édition 2012, Julien Colombet nous a concocté une performance décalée et musicale pour nous plonger de façon ludique dans l’univers du « Goth »…

Empruntant archives sonores et textuelles (articles de journaux, chroniques de concert, études théoriques) mais aussi grands ancêtres littéraires, ce spectacle est un voyage au travers de l’univers gothique, détaillant ses influences, son histoire et la fascination qu’il exerce encore sur toute une jeunesse qui assume de plus en plus son appartenance à cette tribu. Il s’agit ici de conter sous une forme ludique et savante l’histoire de ce mouvement qui depuis son apparition à la fin des 7o’s, a profondément bouleversé une partie de la scène rock mondiale en créant un engouement autour de la mélancolie et de la mort, faisant ressortir le sombre de l’être. Mouvement très fortement référencé, s’appuyant sur le cinéma expressionniste allemand des années 30, la littérature victorienne la plus romantique, (Bram Stoker en tête), un goût pour le macabre et l’ésotérique, il fait du noir et du pourpre les couleurs emblématiques du toute une génération adolescente. Des caves remplies de chauves-souris aux piercings et tatouages à l’effigie de Vlad Tepes, le mouvement gothique entre trois riff de guitares d’outre tombes et trois poèmes mettant en scène les squelettes d’une danse macabre, fascine depuis trente ans trois générations de vampires en herbe qui, percluses de questionnements existentialistes, rendent hommage à tout ce que l’âme humaine possède de plus noire et de plus profondément mélancolique, faisant d’ un hymne à la mort un dithyrambe des plus originaux à la vie.

Comédien au théâtre Universitaire de Bourgogne de 1999 à 2005, Julien Colombet participe à neuf créations (dont La Tempête, Ubu Roi, Macbeth, Faust….). Parallèlement, il suit la formation du Conservatoire d’Art Dramatique Jean-Philippe Rameau de Dijon, dans la classe d’E. Lewinson. Durant sa formation, il joue dans L’Annonce faite à Marie et L’Amour de Phèdre, de S. Kane. Depuis sa sortie du conservatoire, il a travaillé avec plusieurs compagnies dont Les dés à cordes, la cie Préface, les 26 000 Couverts, la cie Askell Gwenn, la cie Vu d’Ici (collectif R.A.S), et le Théâtre de Ume.

LAURENT FRIQUET « Make Room ! Po-gogo-nirique ! »samedi 12 avril 2014 à 15h

Musée des beaux-arts 1 rue Rameau 21000 Dijon

Retour électrique en mode « danse macabre » du guitariste sans tête au cœur du parcours médiéval du musée des Beaux-Arts rénové !

Photographe, performeur, dans le travail de Laurent Friquet se crée sans complaisance une poétique où l’objet et l’être sont mis sur le même plan. Ses photographies, films et performances hallucinés sont tantôt ballades dans la ville, tantôt danse inquiétante d’un équilibriste, ou encore la construction d’un cosmos personnel fait de chair ou de ciel. La musique, inspiratrice ou composée, est un élément essentiel dans l’élaboration du dispositif fictionnel insidieux et secret. « Pour la première performance, j’ai commencé à sélectionner un ensemble de titres musicaux que j’avais depuis 20 ans. Au début, j’en avais cent, pour finir à 20. Puis, j’ai commencé à me filmer en train de danser et de faire des stripteases. Puis, j’ai sélectionné certains passages, des séquences avec un élément du corps, un pied, une jambe, une forme abstraite. À ce moment, le Festival les Nuits Secrètes m’a proposé de parti-ciper aux Parcours secrets. Les spectateurs étaient transportés en bus vers des lieux où des artistes propo-saient des installations, concerts et performances. Je me suis associé à l’écrivain Patrick Bouvet et je lui ai proposé d’écrire sur cet état d’un rapport physique à la musique. Patrick a écrit des choses sous la forme de chansons et Françoise Klein, issue des Beaux-arts et comédienne pour la compagnie du Zerep, a participé à cette expérience. La performance parlait de ce fantasme de fonder un groupe de rock : Françoise au micro, Patrick à la batterie et moi à la basse. C’était la performance d’un groupe de rock qui n’existe pas dans la réalité. J’étais fasciné par des performeurs scéniques comme Iggy pop. Quand tu prends juste la personne, ce sont des transes incroyables. Le corps est dans une tension, un déchainement, une liberté totale. Les musiques qui m’ont nourri sont plus punk et garage que funk. » Laurent Friquet.