Conférences

Stephane Malfettes AMERICAN ROCK TRIP « Stand up conférence »

Lundi 07 avril 2014 à 18h ENSA-Dijon Art & Design 3 rue Michelet 21000 Dijon

Création vidéo : Cédric Scandella et Brice Martin-Grasser, production : SuperTalk De la maison de Johnny Cash à la chambre à coucher de Britney Spears, en passant par l’enfer de Jerry Lee Lewis, Michael Jackson et son singe Bubbles, le bunker du plus grand fan au monde d’Elvis Presley, Kurt Cobain et ses doubles, le « Louvre du rock’n’roll » à Cleveland…

Six semaines de voyage à travers les Etats-Unis, douze mille kilomètres parcourus pied au plancher, plus de cinquante lieux visités pour aller à la découverte des musées, des cabinets de curiosités pop et autres sin-gularités pittoresques que les Américains consacrent depuis quelques années à leurs musiques. Les États-Unis n’ont pas de grottes de Lascaux, ni de Chapelle Sixtine mais au vingtième siècle, les Américains ont inventé le rock’n’roll, le blues, la country, la soul… Avec un casting de personnages hauts en couleur rencontrés en cours de route à Seattle, Los Angeles, Las Vegas, Phoenix, Chicago, Detroit, New York, en Louisiane, au Mississippi, dans le Tennessee, au Texas… Le tout sous forme de scrapbook multimédia composé d’extraits de films, de vidéoclips, de cartes et de photos en pagaille. Mieux qu’une réunion PowerPoint. Mieux qu’une séance « Connaissance du Monde ». Mieux qu’une soirée diapos entre amis. La stand-up conférence « American Rock Trip » de Stéphane Malfettes imaginée parallèlement à la sortie de son livre. Bref : le rock tel que vous ne l’avez jamais vu, lu, entendu.

Biographie de Stéphane Malfettes Stéphane Malfettes est programmateur pour le spectacle vivant au musée du Louvre et auteur. Il écrit dans les revues Art Press, Volume, Mouvement et les hors-séries des Inrockuptibles. Son dernier livre, American Rock Trip (éd. Zones Sensibles, février 2012), s’intéresse aux musées et autres curiosités patrimoniales que les Américains consacrent à leurs musiques populaires (blues, rock, country…). Il est fondateur de SuperTalk, une maison de conférences qui embrasse la culture dans ses grandes largeurs, des Soprano aux baraques à frites. American Rock Trip Editions Zones Sensibles 248 p. 39 illustrations. 22 euros. Sortie le 24 février 2012

Alexandre Breton / Patrick Eudeline « et si on parlait du Dandy Rock’n’Roll ? » mardi 08 avril 2014 à 16h séance de dédicaces à 17h30

LA NEF Bibliothèque Municipale Place du théâtre 21000 Dijon

Rencontre – conférence autour de la figure du « dandy rock’n’roll » Les deux auteurs évoqueront la posture de “dandy rock’n’roll” qui, au-delà de la musique et de l’attitude convoque d’autres accointances artistiques depuis la figure du poète romantique du 19e siècle à l’artiste trash et urbain “Don’t eat stuff off the sidewalk” recycleur de déchets représenté par Alan Vega… La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces au sein de la bibliothèque.

Alexandre Breton : Alan Vega, conversation avec un indien (ed. Le Texte Vivant )

Patrick Eudeline : Je reprends la route demain – Quarante ans de vie en rock (réédition Le Mot et le reste), Ce siècle aura ta peau (Le Mot et le reste) et Vénéneuse (Flammarion)

ALEXANDRE BRETON

Alexandre Breton est journaliste et producteur à France Culture. Figure majeure et fascinante de l’underground new-yorkais, Alan Vega a marqué profondément l’histoire du rock’n’roll, avec son groupe Suicide ou en solo, autant que le champ des arts plastiques, par ses installations lumineuses. De la sculpture à l’expérimentation sonore, de l’activité politique engagée aux courses hippiques, d’Elvis aux figures du Christ, de Spinoza à la judéité, Alan Vega, conversation avec un indien est une incursion dans l’œuvre foisonnante de l’artiste ; une lecture nomade, urbaine, poétique et polyphonique, scandée par les voix d’Agnès B, Bob Gruen, Pascal Comelade, Dirty Beaches, Marc Hurtado, Perkin Barnes, Christophe, Martin Rev… .

PATRICK EUDELINE

C’est certainement le plus rock’n’roll des écrivains français actuels. C’est aussi un dandy à Ray-Bans, à chemise à jabot, en costume anthracite qui, depuis des lustres, hante les soirées parisiennes de sa silhouette chaloupée. Patrick Eudeline a une démarche de loup. Ou de lion. Selon ses humeurs ; selon le temps. Il a commencé à la revue de rock, Best, 23, rue d’Antin, Paris (II), sixième étage, s’arrêter au cinquième, puis monter l’escalier recouvert d’une moquette incarnat, si mes souvenirs sont bons. Nous pourrions être en mai 1977.Le regretté Christian Lebrun, rédacteur en chef, dans son bureau demande à Eudeline quand il va rendre son papier. La ponctualité n’était, alors, pas la qualité cardinale du Patrick. Christian se retient d’élever le ton. Il sait bien qu’Eudeline est fort occupé par son groupe de rock, Asphalt Jungle ; en bon rédacteur en chef, il sait déjà qu’avant d’être un rock-critic éclairé, un journaliste étonnant, l’Eudeline est un écrivain. Un type qui, lorsqu’il parle de Johnny Thunders, des Sex Pistols ou de Keith Richards est capable de citer Joris-Karl Huysmans ou Jules Barbey d’Aurevilly. Christian est mort, noyé accidentellement sur une plage de Granville, le 14juillet1989 (cet éminent républicain, homme de gauche authentique, méritait bien ce symbole-là). Patrick Eudeline a continué la critique rock, la musique ; il a beaucoup chanté, et a écrit des paroles de chansons. Et, il fallait s’y attendre, il est devenu romancier, avec, notamment Ce siècle aura ta peau (Florent Massot, 1997 ; J’ai lu, 2002), Dansons sous les bombes (Grasset, 2002), et surtout, l’excellent Rue des Martyrs (Grasset, 2009). La fiction lui va bien au teint. PHILIPPE LACOCHE