Concerts

ERWTENSOEP (Patrice Ferrasse et Sabien Witteman)

Ze Music All bar (Besançon) vendredi 17 avril 19h30

Hôtel de Vogüé (Dijon) samedi 18 avril 19h30

Cabaret L’Escale (Migennes) mardi 21 avril 20h

Dick Vodoo (Le Havre) Big Love and the Heartbreakers (Lyon) Dj Elvis PressPlay (Dijon)

La Péniche Cancale (Dijon) samedi 25 avril 21h

soirée proposée par l’association Magna Vox

DICK VOODOO (Le Havre) Comparer Dick Voodoo à un « Suicide » frenchie est un raccourcis sommaire. Car ll y a chez eux une urgence toute contemporaine, une idée du bouge paumé en périphérie de mégapole… Des riffs de guitares au milieu d’un monde électronique et cette voix qui prend de l’ampleur au fil de chaque titre.

« Dick Voodoo surgit des brumes havraises, l’imprécation libidineuse en bandoulière et le sortilège en sautoir. S’il faut une filiation, on battra tour à tour le rappel de la moue de Presley au sortir du Sun Studio, de Suicide et ses hoquets de machines ou de Lux Interior entraînant ses Cramps dans l’électricité de la série B et les trains fantômes du binaire. S’il faut une philosophie, on saluera assurément celle du rockabilly, musique des alpages pas sages, entêtée, fruste et séminale, ici transmutée en étrange procession brinquebalante des harmonies. Et s’il faut la définition d’une esthétique, on saluera celle, désarmante, d’une rythmique réduite à la simple expression des battements métronomiques des boîtes à rythmes, et d’un chant réverbéré irradié par une guitare serpentine et acide. » Christian Larrède

http://dickvoodoo.bandcamp.com/

The Dansant (Lyon) La musique de the Dansant, qualifiée de trash garage, concentre tous les désirs effrénés du rock’n’roll sale et psychédélique des 60’s et 70’s, et la rage incontrôlée des musiques post-punk des 90’s.

ELVIS PRESS PLAY (Dijon) Elvis PressPlay, rutilant comme un Wurlitzer en sortie de fabrique, sait tout du rock’n’roll à papa ; enfin, c’est lui qui le dit…On nous raconte ici qu’il danse le Jitterbug mieux que le fantôme de Jittery Jack lui-même ; on nous dit ailleurs qu’il collectionne les peignes ayant appartenu à Buddy Holly, qu’il a échangé son âme avec le diable en échange de la petite culotte de Wanda Jackson, et même qu’il a réalisé des répliques miniatures de Graceland et du Grand Ole Opry à l’aide de croûtes de fromage et de miettes de pain rassis…Où se trouve la vérité ? Où commence le mythe ? Ce qui est sûr, c’est qu’il ne fait prendre l’air à ses 45 tours qu’une seule fois par an lors d’un selector endiablé au déhanché graisseux et au groove salace…Il faut dire que ces pépites microsillonées sont enfermées avec les dernières mèches du King (gagnées un soir au poker contre Alan Vega), une poignée de rognures d’ongles du pied droit de Mick Jagger (authentifiées par Jean-Luc Godard himself), et la casquette de Judah Bauer, bien au chaud dans un coffre-fort planqué quelque part entre Mâcheville (Ardèche) et Saint-Prosper-De-Dorchester (Beauce), le tout surveillé huit jours par semaine, 24h sur 24, par le sosie du Big Bopper. Une fois par an. Seulement une fois par an. Et cette année, ça tombe un dimanche : si ça c’est pas un signe que le dieu du Rock existe, alors je sais pas ce que c’est !