Blitzkrieg Pop

La Ferronnerie
07 mai – 26 mai 2012
Vernissage vendredi 11 mai 19h

Arnaud Labelle-Rojoux
Vit et travaille à Paris.
Artiste polymorphe, il est à la fois plasticien, essayiste, performeur. D’une nature composite, souvent piégée, le travail plastique d’Arnaud Labelle-Rojoux est fondamentalement tourné vers le mot et ses jeux. Plaisir de la couleur, plaisir du bricolage approximatif et des agencements proliférants, plaisir de manipuler les représentations et les signes, comme il le fait avec les mots, définissent cependant tout aussi bien le style de ce travail dont on pourrait dire qu’il joue à mettre en scène l’art dans le champ culturel le plus large. Ainsi, c’est avec une évidente jubilation qu’il puise ses références dans l’anecdote, l’imagerie convenue, les mythologies communes, le contenu de la mémoire collective. Mais il ne cherche pas à sublimer le réel et ses images, il les décale, les détourne, les place en porte-à-faux, les déstabilise jusqu’à l’inquiétude, cela toujours avec humour. L’association Barbatruc lui a confié une carte blanche pour deux soirées : « les soirées Rose Poussiére d’Arnaud Labelle Rojoux », avec en invités : Jeanne Moynot, Anna Byskov et Laurent Friquet le vendredi 25 avril pour une soirée de performances à la Ferronnerie, et le samedi 26 mai Laurent Prexl et le trio Jac Berrocal, Vincent Epplay et David Fenech au théâtre de la Fontaine d’Ouche.

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Arnaud Label Rojoux ; Mur (défense de lever la patte !)

Joël Hubaut
Vit et travaille à Réville en Normandie.
Mixant toutes ces sources hétéroclites, Joël Hubaut oriente son activité vers un mixage hybride et monstrueux qu’il qualifie avec humour de « Pest-Moderne ». Joël Hubaut est un artiste difficilement classable. Réalisant surtout des installations, des dessins, des peintures et objets divers, il est paradoxalement d’abord connu pour ses performances et ses textes poétiques. Plaçant l’épidémie et la contamination (acte prémonitoire) au centre d’une réflexion sur l’art et la société, son recours à la parodie et à la dérision peut alors prendre une dimension véritablement tragique.
joelhubaut.jujuart.com/

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Joël Hubaut, Gros connard

Patrice Ferrase
Vit et travaille à Migennes.
Patrice Ferrasse cherche à perturber le sens habituel des choses, à modifier la perception en mêlant les contraires et en bouleversant les hiérarchies, ce qui le porte à explorer les rapports de l’œuvre d’art et du monde visible, social et concret « Auto-portrait, trait pour trait » : Chaque expérience resserre le champ d’investigation, des stratégies nouvelles se précisent par rapport à mes questionnements sur l’espace et à la mise en scène de l’image de cet espace ; ce qui m’amène peu à peu à me mettre directement en représentation dans diverses situations photographiques.
www.patriceferrasse.net Patrice Ferasse, Vanitas, 40 x 30 cm, photographie contre collée sur aluminium, 2009.

Nadine Monnin
Vit et travaille à Troyes.
Nadine Monnin utilise la photographie, le dessin, la peinture, s’appuie sur des actions (triturer, strier, saturer, peler…), jongle avec des figures-portraits, des cimetières ou des rings bref des lieux-corps. Elle développe un travail en creux, d’un apparent silence constitué en fait d’une vitalité sauvage. Pour cette nouvelle édition, elle produira une pièce spécifique entre dessin mural, affichage sauvage et imagerie rock. Nadine Monnin

Rachel Henriot
Vit et travaille à Dijon.
Après un itinéraire pluridisciplinaire soutenu en danse, musique, cinéma et arts plastiques, découvrons la position d’une artiste trentenaire. Artiste des nouveaux médias, Rachel Henriot déconstruit, hybride et recontextualise les éléments de l’actualité à l’heure de la mondialisation, de la consommation de masse et la prolifération de l’information. En cyberhumaniste, elle localise les sujets qui reflètent toutes les mutations en cours et interroge les symboles du pouvoir. C’est le mouvement même des éléments qu’elle utilise face à l’hypercomplexité contemporaine. Sa recherche s’inscrit dans un art de la circulation, de l’hybridation, de la transitivité et du recyclage généralisé. Instrument de mélange, de décloisonnement des techniques et des genres, les nouveaux médias lui servent de “boîte à outils” pour penser la technologie elle-même et la façon dont celle-ci informe, déforme et transforme le monde. C’est la question même du devenir du vivant, à l’ère digitale, à l’heure de la greffe du vivant et de l’artificiel, du réel et du virtuel, que pose l’artiste.

© Rachel Henriot, « Unlimited », 2006, vidéo 5‘26” en boucle

Florian Delahaye
Vit et travaille à Dijon.
“Les images que je propose s’inscrivent généralement dans des perspectives empreintes d’histoire et de sociologie. Elles sont conçues par séries qui sont autant d’explorations de concepts tels que la mémoire, la sexualité, l’urbanisme et la notion de territoire. Leurs préceptes provient toujours de sources existantes, par exemple de Google maps pour les séries Google grand tourist, ou de vidéos d’archives pour Les figurants. Cette réappropriation affirmée, aujourd’hui banalisée chez bon nombre d’artistes, s’est manifestée pour ainsi dire naturellement dans mes recherches devant l’hyperaccessibilité aux images via les technologies numériques.”
http://delahaye.florian.free.fr/ Florian Delahaye, Homemade #58, 2012